«L’Obs»: La face cachée des remises de prix littéraires

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Le prix Femina vient de récompenser Philippe Jaenada pour La Serpe, un livre consacré à un triple meurtre impliquant Henri Girard, le futur auteur du Salaire de la peur. L’occasion de redécouvrir sur nouvelles.com un texte, hilarant, écrit par Jaenada sur un soir de remise de prix littéraire.

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« C’étaient les vingt ans du prix de Flore, hier soir. Mon premier prix (il y a dix-sept toutes petites années), mes premiers pas dans le monde mirifique de la littérature germanopratine. J’y suis allé, donc, en trottinant comme un faon dans le métro (“Regarde, comme c’est beau, chéri !”). Je m’étais promis de ne pas trop picoler : dans le bistrot en bas de chez moi, ça va, on me connaît, on ne s’étonne pas de me voir les pieds en l’air, mais au Flore, c’est bourré de journalistes, d’éditeurs, de confrères élégants et de jolies filles qui ne pardonnent rien, faut pas se montrer sous un trop mauvais jour (je me revois me dire ça hier en partant, et j’en rigole tout seul).