Le 11 Novembre comme métaphore d'un pouvoir fourbu

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François Hollande commémore la guerre de 14-18 ainsi qu'il fait de la politique : en fuyant le conflit, en privilégiant le flou trompeur, en jouant au caméléon. Résultat : il est devenu invisible, parle dans le vide, inaugure dans la solitude et s'auto-escamote. Parti pris.

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L’affaire était mal emmanchée ; elle se termine en eau de boudin. Le président de la République française, dans son allocution pour les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, s’était lancé, le 7 novembre 2013 au palais de l’Élysée, dans une anaphore devenue chez lui ficelle : le verbe « commémorer » avait été scandé une douzaine de fois, avant que le chef de l’État ne trompétât : « Au-delà de ces événements, de ces rendez-vous, de ces évocations, chaque pays a en fait rendez-vous avec lui-même. Et la France également. »