Madeleine Milhaud et amnésie journalistique

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Certains personnages vivent si vieux qu'ils ne disent plus rien aux journalistes qui devraient leur consacrer une nécrologie. Travaux pratiques...

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La presse française enterre mal. Les nécrologies sont souvent paresseuses, attendues, sensibles aux pouvoirs du moment (un jeune publicitaire parisien vaudra toujours mieux qu’un vieux littérateur étranger). Au contraire, les journaux britanniques, parfois avec des semaines de retard, rappellent ou font découvrir aux lecteurs des personnages magnifiquement campés à l’occasion de leur mort. Voilà ce qui a manqué à Madeleine Milhaud (1902-2008), décédée le 17 janvier dernier, comme on put l’apprendre dimanche 10 février, grâce à l’émission de France Musique Chantons sous la couette.