Maïakovski en Amérique

Par Odile Hunoult (En Attendant Nadeau)

En mission officielle sur le continent américain, Vladimir Maïakovski tâte le pouls révolutionnaire des pays traversés : il en ressort un reportage ballotté entre le cahier des charges soviétique et l'onirisme visionnaire d'un voyageur poète. Publié l'année suivante, en 1926, Ma découverte de l'Amérique vient d'être traduit et publié aux Éditions du Sonneur.

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En 1926, à Moscou, paraît Ma découverte de l'Amérique. L'incipit sonne plutôt triomphalement : « Mon dernier voyage : Moscou, Königsberg (par les airs), Berlin, Paris, Saint-Nazaire, Gijón, Santander, La Corogne (Espagne), La Havane (île de Cuba), Veracruz, Mexico, Laredo (Mexique), New York, Chicago, Philadelphie, Detroit, Pittsburgh, Cleveland (nord des États-Unis), Le Havre, Paris, Berlin, Riga, Moscou. » L'Amérique de Maïakovski, et il prend bien soin de le souligner, c'est tout le continent, pas seulement « les États-Unis, qui ont fait une OPA sur le mot ».