Enard nous convie à un succulent banquet des fossoyeurs

Par Sébastien Omont (En attendant Nadeau)

Après l’Orient de Boussole ou de Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Énard écrivant un roman sur les Deux-Sèvres pouvait sembler à contre-emploi. Mais, en adoptant une forme baroque où les histoires s’enchâssent, il parvient à inscrire l’histoire d’un territoire dans celle d’une humanité mortelle. Avec érudition et non sans humour.

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David Mazon, étudiant en anthropologie parisien, a décidé de consacrer sa thèse à un petit village des Deux-Sèvres. Le voici donc à La Pierre-Saint-Christophe, invoquant les mânes de Malinowski et de Lévi-Strauss, rebaptisant son gîte « La Pensée sauvage » et prêt à enquêter sur les indigènes du cru.