György Konrád: «La censure peut même se lire sur les visages»

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Alors que l’on vient d’apprendre le décès de l’écrivain hongrois György Konrád, grande figure de la dissidence, longtemps interdit de publication officielle dans son pays, Mediapart republie un entretien réalisé en mai 2015 à Budapest avec lui et avec son fils, l’historien Miklós Konrád.

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De notre envoyé spécial à Budapest.– Il aurait pu être le Václav Havel hongrois. György Konrád, né en 1933, ne fut pas, comme son puîné tchèque, porté à la tête de son pays. Il n’aura jamais été que président du Pen Club européen, puis de l’Académie des arts de Berlin. Ah ! si l’Europe centrale avait suivi des esprits de cette trempe, plutôt que de se livrer aux margoulins démagogues adoubés par Bruxelles !