Irak: cinq auteurs exilés racontent leur terre, leurs guerres

Par Sonia Dayan-Herzbrun (En attendant Nadeau)

Poèmes, romans, nouvelles… Tous les récents ouvrages d’auteurs irakiens publiés en français parlent de peur, de mort et de destins absurdes. Et pourtant, la puissance de toute cette littérature montre bien la force de vie qui émane encore de ce pays.

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Lorsqu’en 2004, l’historien et journaliste Sami Kassir publiait ses Considérations sur le malheur arabe, il voyait poindre un espoir dans la formation d’un « champ homogène de la culture arabe plurielle ». Il avait raison. Cette homogénéité dont il parlait est avant tout celle d’une langue, dans toutes ses déclinaisons locales et régionales. Quant à la pluralité, elle est celle des situations à partir desquelles les écrivains se détournent des prestiges de l’orientalisme pour regarder en face leur histoire réelle, comme Samir Kassir les y invitait. L’Irak, à l’histoire terrifiante, est l’un de ces lieux d’où émane aujourd’hui une littérature splendide, dont chaque œuvre est comme un défi à la mort toujours présente.