La police et les indésirables

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Les pratiques policières de contrôles-éviction, visant à évincer certaines populations de l’espace public, participent aux processus de gentrification. Magda Boutros met en lumière le rôle central des forces de l’ordre dans les dynamiques de transformation urbaine.

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En décembre 2015, 18 adolescents et jeunes adultes du XIIe arrondissement de Paris déposaient une plainte pénale collective à l’encontre de 11 policiers d’une même brigade : le Groupe de soutien de quartier (GSQ), surnommé la « brigade des Tigres » du fait de son écusson représentant un tigre fondant sur une proie. Les plaignants reprochaient aux policiers des violences physiques, des attouchements sexuels, des arrestations arbitraires, des destructions de biens et des injures racistes, à l’occasion de contrôles d’identité entre 2013 et 2015. Le 4 avril 2018, trois des policiers mis en cause ont été condamnés en première instance pour violences volontaires aggravées.