Avis de tempête post-socialiste sur les conservatoires parisiens

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La colère gronde dans les conservatoires de la capitale. En cause ? Une fâcheuse incompréhension, d'après la direction des affaires culturelles. La rouerie de la municipalité, selon bien des enseignants. Enquête sur un malaise révélateur.

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La musique endurcit les mœurs au faîte du pouvoir, s’il faut en croire ce qu’était devenu Claude-Debussy, le conservatoire du XVIIe arrondissement de Paris. Les témoignages recueillis par Mediapart en attestent : allant jusqu'à forcer la chargée de scolarité à trouver refuge à Camille-Saint-Saëns, dans le VIIIe arrondissement voisin, le directeur se livrait à ce que d'aucuns décrivent comme du harcèlement moral. « Que voulez-vous, c’est un danseur de formation : il ne connaît pas la musique », glisse tel instrumentiste. « C’est un habitué des conflits ayant déjà semé le trouble de Saint-Ouen au Ve arrondissement de la capitale en passant par Amiens », susurre une fonctionnaire de la ville. « C’est un manipulateur qui se pose en victime et traite d’homophobe toute personne qui lui résiste », confie une enseignante. Le tout anonymement et avec mille précautions, tant la crainte semble ruisseler dans un milieu tenu à la discrétion, où les postes sont chers, parfois précaires – tout le monde n’est pas titulaire – et souvent considérés comme menacés (cliquer ici pour prendre connaissance d'une circulaire officielle attentatoire à la liberté d’expression puisqu’elle interdit à quiconque de parler à la presse).