Alain Dugrand et l'ivresse primitive de «Libération»

Par

Dans Libération, un moment d'ivresse : 1973-1981 (Fayard), Alain Dugrand retrace l'énergie vitale et politique d'une aventure de presse qui fit triompher la hardiesse en des temps cadenassés. Révolte inoxydable, fraîcheur inaltérable : entretien vidéo avec un vétéran libertaire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il est aujourd'hui biographe et romancier. Il était, dans le Caucase en particulier, écrivain voyageur. Il a été de bien des aventures, dont celle de la revue poético-cinématographique Subjectif (avec Gérard Guégan et Raphaël Sorin, sept numéros en 1978-1979). Il fut surtout, entre 1973 et 1981, de l'équipe initiale de Libération, où on le surnommait “oncle Dug”. Alain Dugrand, né en 1946, retrace les premiers pas, voilà quarante ans, de ce qu'il est convenu d'appeler “le quotidien gauchiste” (lire notre boîte noire). Expression clichetonneuse, qui ne saurait rendre compte de la révolte inoxydable, de la fraîcheur inaltérable, de l'énergie indomptable et de la poésie insondable propres aux débuts d'une telle aventure de presse. Pas de publicité. Des égaux plutôt que des ego...