Médine, extension du domaine des censeurs

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S’il s’inscrit dans une longue histoire de tentatives de censure, parfois réussies, contre le rap, le cas de Médine est inédit : aucune protestation contre un rappeur n’avait auparavant fédéré autant de courants politiques différents.

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Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, n’exclut pas une interdiction des deux concerts prévus les 19 et 20 octobre au Bataclan, en cas de trouble à l’ordre public. « Le fait qu'un fondamentaliste islamiste aille chanter au Bataclan est un trouble à l'ordre public », a affirmé Marine Le Pen dimanche 17 juin, après avoir été une des premières à faire démarrer la polémique sur Twitter. Se payer un rappeur s’est toujours apparenté à un jeu de chamboule-tout pour certains politiciens et médias français. C’est le tour de Médine.