Le roman, expérience politique

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Lire, plus que jamais, c’est dire non, penser contre la fermeture et l’exclusion, s’ouvrir à la richesse de l’altérité. Ce programme nécessaire est aussi celui du roman comme le rappellent quelques essais récemment parus. La fiction a une visée certes esthétique mais aussi politique et sociale.

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Le roman, dès ses origines, s’est affirmé comme un genre du brassage, des ailleurs, des frontières transgressées. Plusieurs livres récents le mettent en avant dans son altérité fondamentale. La fiction est, avant tout, un « mode d’agencement du réel », rappelle Mathieu Larnaudie dans Devenirs du roman 1, citant Jacques Rancière. Le roman est un « vaste laboratoire en public » des « formes et expériences de la pensée », en un mot une « exposition du monde » (Thierry Hesse).