Dans un livre tout juste paru, Émilien Amaury, la véritable histoire d'une patron de presse du XXe siècle (Le Cherche Midi, 562 p., 25€), Guy Vadepied suit à la trace un forban du papier, jamais présenté comme tel, qui débuta dans le sillage de Marc Sangnier, chantre du christianisme social, et qui finit à la tête d'un empire de quotidiens, magazines et périodiques. Amaury sut tirer le plus grand profit de faits de résistance, indéniables à mesure qu'approchait la défaite allemande. La Libération lui permit de sauter sur toutes les occasions.
GuyGuy Vadepied, né en 1938, député PS de l'Oise lors de «la vague rose» (1981-1986), avec ce livre sur Émilien Amaury se livre à un retour aux sources. D'une part son père, démocrate-chrétien et ancien sénateur de la Mayenne, Raoul Vadepied (1908-1995), était donc une vieille connaissance du patron de presse dont nous est promise «la véritable histoire»; d'autre part l'auteur lui-même a entamé sa carrière publicitaire, en 1964, dans un organisme fondé avant-guerre par l'homme qu'il entend portraiturer: l'OGP (l'Office de publicité générale).