Mediapart a épluché pendant plusieurs mois des dizaines de procédures disciplinaires visant des professionnels de santé accusés de violences sexistes et sexuelles. Le bilan est accablant: de nombreuses plaintes sont classées; les sanctions semblent parfois arbitraires; les procédures sont très longues... Pour les plaignantes, le parcours est parfois décourageant.
Mediapart a épluché 86 décisions rendues entre 2016 et 2021 par l’ordre des médecins pour des plaintes de patientes concernant des « faits à caractère sexuel ». Le constat est accablant : disparités très fortes de traitement et de sanction, sentiment d’impunité, minimisation des violences...
Des médecins reconnus coupables de viol ou d’agression sexuelle sur leurs patientes ont pu reprendre leur activité professionnelle, une fois leur interdiction temporaire d’exercer levée, voire leur peine de prison purgée. Dans leur pays d’origine ou à l’étranger.
En décembre dernier, Dominique Inarra, 75 ans, a été interdit d’exercer pour avoir entretenu une liaison avec une jeune patiente en état de « grande vulnérabilité », une sanction rare. En revanche, malgré des éléments accablants, l’enquête judiciaire est au point mort.
Depuis 2009, un gynécologue à Arras et un psychiatre au Mans sont mis en cause pour « viols » par de nombreuses femmes. Malgré leur mise en examen, la justice traîne et l’Ordre rechigne à prononcer des radiations définitives.
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