La frontière invisible

Le 5 février, un accord provisoire a été signé entre la présidence du Conseil et le parlement européens pour renforcer les contrôles aux frontières de l'Union. Il va renforcer la mise en commun de fichiers de données personnelles. Ailleurs, l'Europe encourage les pays de transit des migrants à se doter d'outils biométriques.

Un projet de fichage géant de citoyens prend forme en Europe

Par Ludovica Jona
L’infographie diffusée par le Conseil pour défendre son projet. L’infographie diffusée par le Conseil pour défendre son projet.

Un accord provisoire a été signé le 5 février entre la présidence du Conseil européen et le Parlement européen pour renforcer les contrôles aux frontières de l’Union. Il va consolider la mise en commun de fichiers de données personnelles. Les défenseurs des libertés individuelles s’alarment.

Au Niger, l’UE mise sur la police locale pour traquer les migrants

Par Giacomo Zandonini
Refoulés d’Algérie, des migrants sont identifiés par l’OIM à Agadez au Niger, en 2018. © Francesco Bellina Refoulés d’Algérie, des migrants sont identifiés par l’OIM à Agadez au Niger, en 2018. © Francesco Bellina

Au Niger, l’Union européenne finance le contrôle biométrique des frontières. Avec pour objectif la lutte contre l’immigration, et dans une opacité parfois très grande sur les méthodes utilisées.

Au Mali, Niger et Sénégal, le marché de l’identité en plein essor

Par Andrea De Georgio et Giacomo Zandonini
Distribution des cartes biométriques, au Mali, en juillet 2018 © Luca Pistone Distribution des cartes biométriques, au Mali, en juillet 2018 © Luca Pistone

De plus en plus d’États africains font appel à des entreprises étrangères, notamment françaises, pour fabriquer des cartes d’identité biométriques, qui servent aussi de cartes électorales sécurisées. Un projet soutenu par l’Europe qui y voit une occasion de mieux contrôler les flux migratoires.