La Grèce, après quatre ans de Syriza

Quatre ans après le bras de fer perdu avec l'Union européenne, Mediapart est retourné en Grèce pour raconter les évolutions du parti de la gauche radicale Syriza, et sa transformation au pouvoir, sous la houlette du premier ministre Alexis Tsipras. L'occasion de se replonger, aussi, dans la situation économique et sociale du pays qui s'est retrouvé, en 2015, aux avant-postes de la route des exilés d'Irak et de Syrie.

De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir

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Alexis Tsipras en campagne pour les européennes en Crète, le 2 mai 2019. © Services du Premier ministre Alexis Tsipras en campagne pour les européennes en Crète, le 2 mai 2019. © Services du Premier ministre

En poste depuis janvier 2015, le premier ministre grec Alexis Tsipras a essuyé une cuisante défaite à l’été suivant, forcé par ses partenaires européens de signer un nouveau programme d’austérité pour son pays. Depuis, son gouvernement a peu à peu regagné la confiance des électeurs. Même si le mouvement social est circonspect.

Le ministre grec Dragassakis: «La gauche n’est pas un musée»

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Yannis Dragassakis avec Alexis Tsipras en décembre 2017. © Reuters Yannis Dragassakis avec Alexis Tsipras en décembre 2017. © Reuters

Dans un entretien à Mediapart, le numéro deux et ministre de l’économie du gouvernement Tsipras explique les mesures sociales mises en œuvre par Athènes depuis 2015. Il se dit prêt à des alliances européennes pour former un front « progressiste », tout en insistant sur l’identité de gauche radicale de Syriza.

Pour les réfugiés arrivés en Grèce en 2015, l’étape de l’intégration est encore loin

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Depuis la fin de l’hiver, plusieurs décisions des autorités grecques mettent en péril les conditions d’hébergement déjà précaires des réfugiés et demandeurs d’asile dans la capitale. Maintenus dans une urgence de survie matérielle, ces exilés arrivés en 2015 rêvent de stabilité dans un pays où l’accès au travail reste pour eux quasi impossible.