Le prix de leur sang

La pratique est fréquente mais quasi inconnue : l’armée française verse régulièrement des indemnisations financières à ses « dommages collatéraux » – e plus souvent des civils étrangers. Les coulisses de ces accords amiables dévoilées par Mediapart révèlent comment, sous les apparences de morale et d’éthique, nos forces armées utilisent l’argent comme une (autre) arme de guerre.

Victimes collatérales de l’armée française: les coulisses de dédommagements secrets

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Narcisse Mbetinguiza, un chauffeur de taxi centrafricain, à Bangui, le 13 janvier 2018. © JB Narcisse Mbetinguiza, un chauffeur de taxi centrafricain, à Bangui, le 13 janvier 2018. © JB

La pratique est fréquente mais quasi inconnue : les militaires français versent régulièrement des indemnisations financières à leurs « dommages collatéraux » – le plus souvent des civils étrangers. Même les parlementaires n’ont pas de droit de regard sur cet argent public. Il s’agit pourtant du sort que notre pays réserve à ceux qu’il blesse, tue ou prive de ses biens. Mediapart dévoile les coulisses de ces accords amiables.

Victimes collatérales de l’armée française: au Mali, la grande hypocrisie

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Les certificats de décès de la femme et des trois enfants d'Idrissa Maiga. © DR Les certificats de décès de la femme et des trois enfants d'Idrissa Maiga. © DR

Au nom du respect des civils victimes de conflits armés, l’armée française se targue de verser des indemnisations financières à ses « dommages collatéraux ». Sauf au Mali, où la France – en guerre depuis 2013 – a choisi de laisser les autorités maliennes réparer les dégâts commis par ses soldats. Mais le système n’a jamais fonctionné.