FinanceAnalyse

Taxer les héritages : un débat irrationnel confisqué par les ultrariches

Depuis plusieurs décennies, la taxation des héritages est réduite un peu partout dans le monde. Mais les seules gagnantes de ce mouvement, ce sont les classes dominantes qui imposent un « bon sens » qui ne résiste pas aux faits. 

Romaric Godin

Le 22 juin 2006, à Agen (Lot-et-Garonne), le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, déjà candidat de fait à la présidence de la République, prononce un discours programmatique sur sa politique économique. Au milieu de ce fatras néolibéral teinté de populisme, le futur locataire de l’Élysée propose la suppression pure et simple des droits de succession. L’idée lui vient de Silvio Berlusconi qui, en 2001, a supprimé les impôts de succession (une décision dont sa famille serait la principale bénéficiaire), mais elle suscite, alors, beaucoup de réticences au sein même de la droite française. Et finalement, le programme du candidat présidentiel ne prévoira qu’une réforme (et un abaissement) de ces droits de succession.

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