Journaliste depuis l'an 2000, j'ai rejoint La Tribune en 2002 sur son site web, puis au service marché. Correspondant en Allemagne depuis Francfort entre 2008 et 2011, je suis devenu rédacteur en chef adjoint au service macroéconomie en charge de l'Europe jusqu'en 2017. Arrivé à Mediapart en mai 2017, j'y suis la macroéconomie, en particulier française.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
L’entrée en grande pompe du patron de LVMH à l’Académie des sciences morales et politiques est une nouvelle preuve que le nouveau régime capitaliste reposera sur la prédation et la falsification. Avec la bénédiction des élites politico-économiques.
Les célébrations audiovisuelles et éditoriales du trentenaire de la mort de François Mitterrand tentent de transformer l’ancien président en un mythe républicain. Mais son cynisme et son opportunisme sont aux sources de la crise actuelle du pays et de la gauche.
La révolte actuelle des Iraniens, qui a pris ces derniers jours un tour de plus en plus violent, est née d’une crise économique profonde. Confronté à la faiblesse des prix du pétrole, aux sanctions et à une économie structurellement peu productive, le régime a dû prendre un tournant austéritaire inacceptable pour la population.
L’opération menée par les États-Unis à Caracas révèle la nouvelle forme que prend l’impérialisme de la première puissance mondiale. Désormais, les intérêts du capital et ceux de la République impériale fusionnent en faisant exploser les anciennes règles du droit international.
Dans un texte récemment traduit en français, le philosophe allemand Alfred Sohn-Rethel décrit le mécanisme par lequel les nazis, utilisant la crise économique, ont mis en place un type d’économie particulier menant inéluctablement à la guerre et à la violence.
En 2025, cette force politique a encore fortement progressé dans de nombreuses élections en Europe et dans le monde. Une poussée qui trouve son origine dans l’affaiblissement de ses adversaires, mais aussi dans une dynamique propre de déni et de violence.
L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy devenue présidente de la Banque centrale européenne a, selon le « Financial Times », touché en réalité 56 % de plus que son salaire officiel. Un montant total trois fois supérieur à celui du président de la Fed, la Réserve fédérale états-unienne.
En 1825, de jeunes nobles tentent de mener, sans succès, une révolte contre le pouvoir tsariste. Cette « première révolution russe » s’inscrit dans un mouvement européen et vient contredire le récit du Kremlin sur une opposition radicale entre la Russie et l’Occident.
L’intégration de la commune suisse située jusque-là dans le canton de Berne à celui du Jura, le 1er janvier, clôt la « question jurassienne ». Ce processus met fin à un conflit vieux de 210 ans, qui a parfois pris une tournure très violente.
Les discours sur les risques de l’instabilité politique pour l’économie française ont fait long feu : la croissance est faible mais elle ne s’est pas effondrée. En réalité, ces récits cherchent à dédouaner l’affaiblissement structurel de l’économie de sa responsabilité dans le chaos actuel.
La croissance française se situera sans doute à 0,9 % en 2025. Un résultat médiocre qui traduit les effets des politiques menées depuis quinze ans : affaiblissement des revenus des ménages et pertes de parts de marché des exportateurs.
Trente ans après, l’idée que les mobilisations de l’hiver 1995 ont débouché sur une victoire est une malédiction pour les luttes de notre temps. Il est urgent d’en finir avec cette idée, alors que l’extrême droite instrumentalise la colère sociale.
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Gilles Rotillon est décédé le 11 juillet dernier à l’âge de 79 ans. Il était bien connu de nos lecteurs par le blog qu’il rédigeait régulièrement sur Mediapart dans lequel il décryptait avec beaucoup d’acuité l’actualité économique et politique. En vrai marxiste authentique et non dogmatique, Gilles Rotillon pensait la sortie du capitalisme comme la seule voie possible, mais il refusait de tracer un chemin droit que les autres devaient suivre.
L'auteur étasunien Paul Mattick déploie dans son dernier ouvrage traduit en français l'idée que le retour de l'inflation est un symptôme d'une crise plus globale du capitalisme. Une crise de plus en plus complexe et dangereuse.
Henri Sterdyniak a discuté de la garantie d'emploi dans un post récent. Je lui réponds ici sur ce qui concerne mon texte qui accompagne celui de Pavlina Tcherneva.
L'ami et éditeur de Marx est né le 28 novembre à Barmen, aujourd'hui Wuppertal. Sa contribution a toujours été très discutée, mais elle est sans doute plus complexe que celle d'un simple « général » du marxisme.