Journaliste depuis l'an 2000, j'ai rejoint La Tribune en 2002 sur son site web, puis au service marché. Correspondant en Allemagne depuis Francfort entre 2008 et 2011, je suis devenu rédacteur en chef adjoint au service macroéconomie en charge de l'Europe jusqu'en 2017. Arrivé à Mediapart en mai 2017, j'y suis la macroéconomie, en particulier française.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
L’ancienne leader de Die Linke, qui voulait changer la politique allemande avec un parti de « gauche conservatrice », va abandonner la direction du mouvement qui porte encore son nom. Chronique d’un échec électoral et stratégique.
Le pays, naguère modèle, est le moins performant de la zone euro depuis 2019. Un affaiblissement structurel aggravé avec l’austérité mise en place par la droite, mais qui fait l’objet d’un large consensus politique dans le pays.
L’accord commercial annoncé entre les deux gouvernements établit une relation déséquilibrée dans laquelle le pays latino-américain adopte un alignement complet sur Washington et une ouverture large de ses marchés pour obtenir un accès limité aux marchés états-uniens.
Une initiative de six patrons helvétiques a permis de relancer les négociations commerciales entre la Suisse et les États-Unis. Mais les exigences de Donald Trump ciblent directement les fondements du principe de neutralité du pays.
Le budget 2026 de Giorgia Meloni confirme le retour à la logique traditionnelle des politiques italiennes : la croissance est sacrifiée sur l’autel du déficit. Et les mesures proposées sont fortement inégalitaires.
La première place obtenue par D66 lors des dernières élections générales a donné naissance au récit d’un « modèle » centriste permettant de contrer l’extrême droite. En réalité, la situation néerlandaise ne permet pas d’accréditer une telle thèse.
Mark Carney, le successeur de Justin Trudeau, a présenté mardi 4 novembre son premier budget, fondé sur le soutien public au capital et aux armées, financé en partie par des économies sur les services publics. La preuve des limites de toute alternative « centriste » au trumpisme.
Le Sénat italien a adopté une réforme controversée de la justice soutenue par le gouvernement, qui met en danger l’indépendance des magistrats. Un référendum devra valider le texte et pourrait décider du sort d’autres réformes envisagées par Giorgia Meloni.
Le parti d’extrême droite a subi une nette défaite, mais l’ensemble des partis nationalistes et xénophobes progresse. Le vainqueur du scrutin est le parti centriste D66, dont le leader Rob Jetten devrait être le futur premier ministre. Mais le Parlement est très fragmenté.
La décision néerlandaise, début octobre, de nationaliser Nexperia, producteur de semi-conducteurs à capitaux chinois, menace de provoquer des arrêts de production dans l’industrie automobile européenne. La mesure illustre la position impossible des Vingt-Sept face à Washington et Pékin.
L’échec du mécanisme prévu par l’Union européenne, qui permettrait de mobiliser les actifs russes pour financer l’effort de guerre ukrainien, montre les contradictions des Vingt-Sept, soucieux de ne pas mettre en danger le financement de leur propre dette par des États non démocratiques.
La diffusion dans les salles d’un film sur Enrico Berlinguer relance le mythe autour de ce leader communiste italien. Mais sa « grande ambition » a été en grande partie une illusion, qui néglige la révolte à la base contre l’encadrement traditionnel du mouvement ouvrier.
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Gilles Rotillon est décédé le 11 juillet dernier à l’âge de 79 ans. Il était bien connu de nos lecteurs par le blog qu’il rédigeait régulièrement sur Mediapart dans lequel il décryptait avec beaucoup d’acuité l’actualité économique et politique. En vrai marxiste authentique et non dogmatique, Gilles Rotillon pensait la sortie du capitalisme comme la seule voie possible, mais il refusait de tracer un chemin droit que les autres devaient suivre.
L'auteur étasunien Paul Mattick déploie dans son dernier ouvrage traduit en français l'idée que le retour de l'inflation est un symptôme d'une crise plus globale du capitalisme. Une crise de plus en plus complexe et dangereuse.
Henri Sterdyniak a discuté de la garantie d'emploi dans un post récent. Je lui réponds ici sur ce qui concerne mon texte qui accompagne celui de Pavlina Tcherneva.
L'ami et éditeur de Marx est né le 28 novembre à Barmen, aujourd'hui Wuppertal. Sa contribution a toujours été très discutée, mais elle est sans doute plus complexe que celle d'un simple « général » du marxisme.