Compétitivité: sous le «choc», l'intox

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À la veille de la publication du rapport Gallois, c'est une véritable campagne d'intox que mène le patronat et auquel le gouvernement a cédé sur la question de la compétitivité et du coût du travail. Or une étude publique en atteste : ce n'est pas la France qui a décroché, « c'est l'Allemagne qui a suivi une évolution atypique » en conduisant une politique salariale déflationniste.

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C’est une faute majeure qu’a commise François Hollande en annonçant, le 9 juillet, en ouverture de la Conférence sociale (lire Sur la pente dangereuse du social-libéralisme), que la première des priorités de son quinquennat serait le dossier de la compétitivité des entreprises. Il s’agit d’une faute politique, car le chef de l’État enfourche ainsi le cheval de bataille de la droite et des milieux patronaux. Et depuis, il ne cesse de payer le prix de cette embardée sur un terrain où la gauche avait tout à perdre – jusqu’à ses valeurs. Il s’agit aussi d’une faute économique et sociale car en vérité les études les plus sérieuses, à commencer par celle publiée cette semaine par le Haut conseil du financement de la protection sociale, mettent en valeur la mauvaise foi des campagnes patronales sur cette affaire de la compétitivité.