Avec Bluetooth le cafteur, vous êtes suivis

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Des chercheurs britanniques utilisent les ondes radio émises par le bluetooth des téléphones portables pour étudier les déplacements urbains. A l'insu des piétons en question et en vue d'applications parfois moins avouables que la simple planification urbaine.
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Des scientifiques ont installés des dizaines de scanners dans des rues, pubs, campus et bureaux de Bath, ville d'eau du sud-ouest de l'Angleterre, pour suivre, à leur insu, le déplacement de ses habitants grace aux émissions bluetooth de leur téléphone portable. Enfin à leur insu... plus vraiment depuis que la presse britannique s'est émue de l'expérience, criant au Big brother et à la violation de la vie privée ( ici et ).

 

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Les dix premiers radars ont été mis en place en 2006 dans le cadre du projet Cityware, mené par le département informatique de l'université de Bath pour étudier la façon dont les piétons se déplacent dans une ville. Depuis lors, le logiciel du scanner utilisé a été mis en ligne gratuitement sur Second Life et Facebook ; n'importe quel internaute peut désormais transformer son ordinateur portable en un scanner participant au projet.

 

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Présentation du projet Cityware-Facebook qui incite les internautes à mettre en relation leur réseau social sur internet avec celui de la "vraie vie", les gens qu'ils croisent dans la rue tous les jours, et à télécharger le scanner bluetooth.

 

Le problème est que les piétons de Bath ne sont pas au courant que leur portable au fond de leur sac, ou l'appareil photo dernier cri doté du bluetooth, communiquent avec les scanners du projet et que les données de leurs trajets sont stockées dans une base centrale

 

Le bluetooth est une technologie radio courte distance qui permet de faire communiquer sans cable différents éléments - une oreillette et un portable - ou d'échanger des fichiers musicaux ou des images. Les premiers émettaient à dix mètres ; aujourd'hui ils peuvent atteindre 100 mètres, posant ainsi d'évident problèmes de confidentialité. Les chercheurs de l'université de Bath affirment qu'ils n'ont pas accès à l'identité des personnes suivies.

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