Fausse reprise en Grèce

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Deux instituts publient des chiffres encourageants pour l'économie grecque : la chute du PIB semble, enfin, enrayée. Mais après six années de récession, plus d'un tiers des Grecs vit en dessous du seuil de pauvreté. État des lieux d'une économie anémiée, alors que Jean-Claude Juncker, le président désigné de la Commission européenne, se rend ce lundi à Athènes.

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C'est une nouvelle qui est passée inaperçue ce lundi 28 juillet. Dans son dernier rapport trimestriel, le bureau du budget de l’État à la Vouli, le parlement grec, indique que le pays aurait besoin d'un troisième plan « de sauvetage », c'est-à-dire un troisième accord avec ses créanciers afin de garantir de nouveaux prêts après ceux qui ont été signés en mai 2010 et en février 2012 avec la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). Au total, ces mémorandums assortis d'une cure d'austérité sans précédent ont apporté 240 milliards d'euros de lignes de crédit à l’État grec, dont les versements se sont étalés dans le temps et sont toujours en cours, assortis, chaque fois, de nouvelles conditions.