Commerce: Magnette lance sa «déclaration de Namur»

Par

Le socialiste wallon tire les leçons de son bras de fer sur le CETA, le traité de libre-échange avec le Canada, dans un texte co-signé par une quarantaine d’universitaires, dont Thomas Piketty et Dani Rodrik, et qui appelle au respect des « procédures démocratiques ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bruxelles (Belgique), envoyé spécial.- Avec le renoncement de François Hollande et la démission de Matteo Renzi, la famille sociale-démocrate vient de subir coup sur coup deux revers en Europe. Mais le Belge Paul Magnette, lui, semble décidé à ne pas se laisser abattre : celui qui dirige la Wallonie (3,5 millions d’habitants) a présenté, lundi 5 décembre à Bruxelles, sa « déclaration de Namur », référence à la capitale politique de la Wallonie, pour tirer les leçons du bras de fer qu’il a mené fin octobre sur le traité de libre-échange avec le Canada (CETA).

« Ce qu’il s’est passé avec le CETA dépasse le CETA : il y a un problème fondamental avec la politique commerciale de l’UE », a déclaré le socialiste. Son texte (à télécharger ici) contient une quinzaine de recommandations précises, pour « rompre radicalement avec la manière actuelle de négocier » les traités de libre-échange. Il a fait parvenir une copie du document dès vendredi à Jean-Claude Juncker, le président de la commission européenne, et Cecilia Malmström, la commissaire au commerce. C’est l’exécutif européen qui négocie, pour le compte des États membres, la politique commerciale de l’UE.