La reprise de Neo Security révèle le dumping social d'un secteur en pleine expansion

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Le feuilleton Neo Security s'est achevé le 3 août devant le tribunal de commerce de Paris avec la reprise de la société de gardiennage par le groupe Fiducial. Cette affaire met en évidence les difficultés d'un secteur en forte croissance, mais dont le contrôle est difficile.

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L'affaire, et ses rebondissements, avaient fait grand bruit, fin avril, en plein cœur de la campagne présidentielle, mais l’onde de choc en aura été quelque peu atténuée par la torpeur de l’été. Vendredi 3 août, le tribunal de commerce de Paris a donné son accord à une reprise de la société Neo Security, numéro deux de la sécurité privée en France, spécialisée dans le gardiennage et la sécurité industrielle, par le géant Fiducial. La société d'expertise comptable et de services assure conserver 3 317 emplois sur les quelque 4 880 en jeu. D'autre part, G4S, le géant anglais de la sécurité privée, reprend comme prévu le seul contrat de l'Ambassade des États-Unis à Paris, ce qui garantit la sauvegarde de 181 emplois supplémentaires. Enfin, 330 salariés de l'entreprise devraient être repris par des concurrents de Neo Security, dans le cadre d'un transfert de contrats, d'après un communiqué du Ministère du Redressement productif. Un peu plus de 1 000 salariés restent donc sur le carreau.