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Comment le gouvernement s'est fait plumer par les « pigeons »

En moins d’une semaine, un mouvement de protestation, parti des réseaux sociaux, a contraint le gouvernement à capituler. Ces créateurs d’entreprise, regroupés sous le label des pigeons, ont-ils vraiment gagné, ou est-ce la finance qui a obtenu le maintien de ses privilèges ? 

Martine Orange

7 octobre 2012 à 09h47

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« Le gouvernement n’a pas reculé. » Au lendemain de l’annonce par Bercy d’une révision de la fiscalité sur les plus-values de cession de parts d’entreprise, Jean-Marc Ayrault s’est essayé à limiter la casse. Non, il n’y a pas de recul devant les pigeons, mouvement de protestation des créateurs d’entreprise né sur la Toile. « Juste une correction nécessaire », a insisté le premier ministre vendredi 5 octobre. « Ce travail avait déjà été commencé avec les parlementaires. (…) Il est important d'aider ceux qui se battent : les chefs d'entreprises, les salariés. » Avant d’ajouter : « Je m'adresse à eux pour dire que le pays va se redresser. On va y arriver, on a des atouts pour ça. Il faut que ceux qui prennent des risques soient soutenus », a-t-il poursuivi.

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