«Abenomics» : le fiasco, en attendant pire…

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Les Japonais sont appelés aux urnes le 14 décembre. Shinzo Abe veut un mandat renforcé pour ses "Abenomics", qui se limitent dans les faits à une dévaluation massive et calamiteuse du yen. On ne change pas une politique qui perd.

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Le chœur des pleureuses néo-keynésiennes, qui a trouvé dans la « déflation » un nouveau motif de se tordre les mains, devrait redoubler de louanges à l’égard de Shinzo Abe : grâce aux « Abenomics », le Premier ministre japonais a réussi l’exploit de priver le Japon, un des pays les plus dépendants aux importations d’hydrocarbures, de ce bol d’oxygène que représente pour l’économie mondiale la baisse spectaculaire et rapide des prix du pétrole brut. Les « Abelâtres », rêvant à voix haute de voir la BCE suivre la Banque du Japon dans son exubérance irrationnelle monétaire, font ainsi preuve de la même clairvoyance qui leur faisait adorer Alan Greenspan… jusqu’en septembre 2008.