Wendel: révélations sur les jongleries du baron Seillière

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Directeur juridique de Wendel à partir 2002, Arnaud Desclèves a tout vu des pratiques d'enrichissement d'Ernest-Antoine Seillière et de Jean-Bernard Lafonta. Il a même cru en être partie prenante. Avec sept autres cadres dirigeants du groupe, il se retrouve ruiné. Pour avoir contesté une situation qui n'a profité qu'aux deux dirigeants, il a été licencié pour faute. Aujourd'hui, il attaque devant le tribunal de commerce, preuves à l'appui. Plongée dans un monde dominé par l'obsession de l'enrichissement éclair et de l'évasion fiscale.

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Les querelles internes sont toujours des moments très délicats pour les entreprises: les petites affaires qui doivent rester secrètes peuvent brusquement revenir au grand jour. La famille Bettencourt vient d'en faire l'expérience. Auparavant, la famille Wendel avait eu l'occasion d'en mesurer les dégâts potentiels. Contestant la gestion du groupe Wendel, Sophie Boegner, une des membres de la famille, avait mis au jour en mai 2008 une grande partie des montages imaginés par Ernest-Antoine Seillière et l'équipe dirigeante pour s'enrichir au détriment des autres actionnaires. L'affaire s'était résolue, après des mois de batailles internes, par l'éviction du président du directoire, Jean-Bernard Lafonta, une mise à l'écart diplomatique d'Ernest-Antoine Seillière et une reprise en main par la famille.