Vivendi et Elliott s'écharpent à nouveau sur Telecom Italia

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Vivendi a réagi lundi dans la soirée à l'appel d'Elliott aux actionnaires de Telecom Italia (TIM) à soutenir son projet pour l'opérateur télécoms italien.
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PARIS (Reuters) - Vivendi a réagi lundi dans la soirée à l'appel d'Elliott aux actionnaires de Telecom Italia (TIM) à soutenir son projet pour l'opérateur télécoms italien.

Le groupe français de médias et de divertissement, qui s'oppose depuis plus d'un an sur la gouvernance et la gestion de TIM, estime dans un communiqué que le fonds activiste agit pour ses propres intérêts et non dans l'intérêt des actionnaires de TIM.

"Elliott n'oeuvre pas dans l’intérêt de tous les actionnaires, mais uniquement pour lui-même. Ses objectifs sont court-termistes et ne sont pas alignés sur ceux des autres actionnaires de TIM", a réagi Vivendi.

"Elliott attaque le groupe Bolloré (premier actionnaire de Vivendi, NDLR) et les "desseins de Vivendi pour TIM" avec des allégations absurdes, dans le but de détourner l’attention de TIM", poursuit le groupe français.

A cette occasion, Vivendi indique n'avoir aucune intention de contrôler TIM ni de vouloir nommer qui que ce soit à la tête de l'opérateur italien.

Plus tôt lundi, Elliott avait exhorté les actionnaires de Telecom Italia à soutenir son projet pour l'opérateur télécoms au détriment de celui du groupe français de médias.

Le fonds, qui détient près de 10% du capital de Telecom Italia, et Vivendi, premier actionnaire de TIM avec 24% du capital, s'opposent depuis plus d'un an sur la gouvernance du groupe italien de téléphonie et la manière de relancer l'entreprise, engluée dans une dette de 25 milliards d'euros.

Elliott prône une scission du réseau de TIM et sa fusion avec Open Fiber - une idée aussi défendue par le gouvernement italien - alors que Vivendi voulait voir le groupe conserver le contrôle de son principal actif.

Convoqués pour une assemblée générale prévue le 29 mars, les actionnaires de TIM doivent se prononcer sur la proposition de Vivendi de révoquer cinq des dix membres du conseil d’administration issus de la liste d'Elliott et de les remplacer par cinq administrateurs indépendants.

Un rapport pointant des irrégularités dans la gouvernance de Telecom Italia pourrait par ailleurs fournir des arguments à Vivendi en prévision de la bataille programmée avec Elliott lors de l'assemblée générale.

Dans un rapport publié en italien en fin de semaine dernière, le "Collegio Sindacale", constitué de commissaires chargés de vérifier les comptes et la gouvernance de Telecom Italia, évoque, selon Vivendi, l'existence d'un "conseil d'administration parallèle" à la tête de l'opérateur, constitué d'administrateurs issus de la liste du fonds activiste.

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