Grèce: comment préparer la «faillite ordonnée» d'un pays développé

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La crise grecque bouscule la fausse certitude qui veut qu'un pays ne fasse jamais faillite. Reste qu'il n'existe au niveau international aucun mécanisme juridique, comparable au régime des faillites type “Chapter 11” aux Etats-Unis, qui organise la négociation entre le pays débiteur et ses créanciers. Chaos et panique garantis. Pourtant un tel mécanisme a été proposé en 2002, avant d'être enterré par la volonté des Etats-Unis. A revoir tant qu'il est encore temps.

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Plutôt que d'amuser la galerie en spéculant sur des concepts improbables comme le «Fonds monétaire européen» (l'ineffable Christine Lagarde l'a qualifié de «piste intéressante», c'est tout dire!), les responsables européens devraient plutôt se préoccuper de mettre en place des mécanismes permettant la faillite ordonnée d'un pays souverain appartenant au monde développé. Car de tels défauts de paiement, que l'on pouvait croire réservés aux pays en développement ou émergents, sont inscrits dans les perspectives financières de la Grèce, et, à plus long terme, d'autres membres de la zone euro. Aujourd'hui, les débiteurs désargentés sont à l'Ouest et au Nord.