Après la France, l’Italie et la Suisse font les frais de l’entente Roche/Novartis

Par FEDERICO FRANCHINI (LA CITÉ)

Les deux firmes se sont entendues pour favoriser un médicament très lucratif au prix de 900 euros et ainsi entraver la vente d’un produit ayant les mêmes effets, coûtant à peine 81 euros. En Italie, l’Antitrust et la justice pénale se sont saisies de l’affaire et sanctionné les deux entreprises. En Suisse, les autorités affirment être pieds et poings liés.

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Il s’agit probablement de l’exemple le plus éclatant montrant comment les firmes pharmaceutiques font la loi sur le marché des médicaments. Et comment, pour y parvenir, elles utilisent des méthodes répréhensibles. L’affaire, qui concerne Novartis et Roche, se passe en Italie. Les deux géants helvétiques ont diffusé sur le marché transalpin des informations trompeuses dans le but d’entraver la vente d’un médicament à prix accessible au profit d’un produit dix fois plus cher. Alors que les deux étaient (et restent), d’un point de vue pharmacologique, parfaitement interchangeables.