Zone euro: la «trappe portugaise» et comment en sortir

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Après l'Irlande, coup de projecteur sur un autre pays "périphérique" de la zone euro, où la crise financière mondiale a mis en évidence une vulnérabilité trop longtemps masquée par la protection de la monnaie unique. Le Portugal était en crise bien avant la crise. Premier et seul membre de l'UEM soumis à la rigueur, aujourd'hui jetée par dessus bord, du pacte de stabilité. Comment sortir du piège sans abandonner l'euro? Un économiste renommé propose une solution d'urgence, la baisse généralisée et négociée des salaires. Provocation?

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«Nous n'allons pas aussi mal que l'Irlande». Cette remarque récente de Vitor Constancio, le gouverneur de la Banque du Portugal, en dit long sur le complexe d'infériorité que les élites de Lisbonne nourrissent à l'égard du «Tigre celtique», dont la performance de croissance depuis l'entrée dans l'Union européenne est humiliante pour les gouvernants lusitaniens. Les deux pays étaient partis du bas de l'échelle mais l'Irlande s'est hissée en une génération sur le podium européen du revenu par tête alors que la «convergence» du Portugal s'est transformée depuis le début du siècle en régression, au point d'être devancé par les plus prospères des nouveaux entrants de l'élargissement de 2004.