Les banques doivent-elles provisionner un défaut de la Grèce?

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Si le sommet de crise européen du 21 juillet ne trace pas un chemin vers une solution de la crise des dettes souveraines, les banques devront-elles provisionner sans attendre le défaut de la Grèce? Question posée par les grands cabinets d'audit comptable et aux implications potentiellement dramatiques.

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C'est une bombe à retardement qui sera logée sous la table du sommet des 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, jeudi 21 juillet à Bruxelles: les grands cabinets d'audit, les «Big Four», se demandent si les banques doivent d'ores et déjà passer des provisions dans les résultats du 1er semestre, qui seront établis d'ici à la fin du mois, afin de tenir compte de la quasi-certitude d'un défaut, au moins partiel ou «sélectif», de la Grèce. Pression qui serait renforcée par l'incapacité des dirigeants européens à indiquer clairement le chemin d'un règlement de la crise des dettes souveraines.