Crise de l'euro: un plan qui sauve la Grèce mais pas l'Europe

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Les dirigeants européens ont fini par admettre l'inévitable : la dette grecque doit être restructurée. Un nouveau plan d'aide, beaucoup plus réaliste, va être mis en place. En dépit des apparences, les créanciers privés sont peu mis à contribution. L'Europe a une nouvelle fois oublié de demander des contreparties au système bancaire.

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Après plus d'un an de tergiversations, les dirigeants européens ont fini par admettre ce qu'ils refusaient jusque-là : la Grèce est insolvable. Et ni les plans d'austérité, ni les privatisations massives, ni la déflation généralisée ne pouvaient la sortir de cet état. Par peur de voir le pays exploser et la contagion gagner l'Italie et l'Espagne, ce qui était inacceptable il y a encore quinze jours, a finalement été admis : la restructuration de la dette grecque était inévitable.