Le livre qui dynamite les idées reçues sur le travail

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Dans La France du travail, des chercheurs de l'Ires, institut proche des syndicats, s'en prennent à quelques quasi-évidences ancrées dans les esprits. Un exercice salutaire de démolition : les auteurs réhabilitent par exemple la réduction du temps de travail et dessinent une sortie de crise marquée par une montée des précarités, loin des messages lénifiants. Entretien avec trois des auteurs, Florence Lefresne, Pierre Concialdi et Michel Husson.

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Dans La France du travail, passionnant ouvrage d'économie critique paru récemment (éditions de l'Atelier), les chercheurs de l'Ires (Institut de recherches économiques et sociales, créé en 1982 pour nourrir la réflexion économique des syndicats) tentent une gageure : enfoncer un coin dans ces vraies-fausses idées reçues sur le travail, l'emploi et la précarité assenées tour à tour par plusieurs décennies de crise, la normalisation idéologique de la gauche dans les années 80-90 et, plus récemment, le slogan sarkozyste du “travailler plus pour gagner plus”.