Les dessous de l’opération immobilière de l’épouse de Brice Hortefeux

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Des certificats de statuettes chinoises saisis chez Valérie Hortefeux sont au cœur de l’enquête ouverte depuis un an pour « blanchiment de fraude fiscale » par le Parquet national financier. La justice s’interroge sur l’achat d’un luxueux appartement par l’épouse, séparée, de l’ancien ministre, et son association avec un antiquaire parisien proche de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.

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Le 27 septembre 2017, à six heures trente-cinq du matin, tout le monde dormait encore chez Valérie Hortefeux. Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption ont sonné chez l’épouse, séparée, de l’ancien ministre de l’intérieur, au 3e étage d’un immense appartement de l’avenue Georges-Mandel, à Paris. Le quartier est connu : c’est à quelques dizaines de mètres de l’hôtel particulier de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Ils trouvent l’appartement « en désordre », « avec des sacs et des effets jonchant le sol et posés sur les meubles ». Dans le salon, il y a des certificats de vente de statuettes chinoises et, dans une des chambres, un coffre contenant de l’argent liquide : des liasses de 20, 50 et 100 euros, 50 875 euros en tout, comptent les policiers.