Les économistes atterrés démontent le «pacte pour l'euro»

Par
L'Europe devrait se doter d'un nouveau «pacte de stabilité» lors du sommet de Bruxelles qui se termine vendredi soir. Pour le collectif des économistes «atterrés», il s'agit d'une «extension sans précédent du domaine de la régression» puisque ce texte vise à durcir encore les règles des traités de Maastricht et de Lisbonne.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Farouche adversaire des plans d'austérité qui assèchent l'Europe, le collectif des économistes «atterrés» s'est trouvé, jeudi 24 mars, une nouvelle cible: le «pacte pour l'euro», que les chefs d'Etat européens réunis à Bruxelles jusqu'à vendredi soir s'apprêtent à signer. «Nous avons là sous les yeux une extension du domaine de la régression qui est absolument sans précédent», a déclaré l'un d'eux, Frédéric Lordon, lors d'un débat parisien présidé par Ariane Mnouchkine, la directrice du théâtre du Soleil.