La triple faute de François Hollande

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Le choix de ne relever le Smic que de 2 %, ce qui équivaut à un coup de pouce de seulement 0,6 %, est une triple faute. Politique, parce qu'elle témoigne d'un manque de détermination. Économique parce que le pouvoir d'achat enregistre une baisse sans précédent depuis 1984. Sociale, parce que les inégalités ne cessent de se creuser.

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La décision prise par François Hollande de ne relever le Smic que de 2 % au 1er juillet, soit, hors inflation, un « coup de pouce » de seulement 0,6 %, constitue indéniablement une faute. Et même une triple faute, pour être précis. D’abord une faute politique, parce que le nouveau président de la République prend le risque, dès le début de son quinquennat, de décevoir les milieux sociaux les plus modestes, ceux qui, en bonne partie, ont assuré sa victoire lors de la présidentielle et sur lesquels il devrait s’appuyer pour réussir son quinquennat. Une faute économique ensuite, parce que la conjoncture française devrait l’inciter à changer de cap et à conduire une politique économique audacieuse, favorable à la demande et au pouvoir d’achat. Et enfin une faute sociale, car le salaire minimum est un levier majeur pour réduire les inégalités d’un pays rongé par la pauvreté et la précarité.