Pour la sécurité, le gouvernement saute la barrière budgétaire

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Pour créer des postes de policiers, gendarmes, militaires, magistrats et gardiens de prison, les sénateurs puis les députés vont voter plus de 600 millions d'euros de dépenses supplémentaires dans le budget 2016. La droite n'ose pas s'y opposer et la Commission européenne ne désapprouve pas. Une révolution.

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Quel changement de ton. Quel changement d’ambiance. Jeudi 26 novembre, aux alentours de 23 heures, les sénateurs ont adopté sans ciller un amendement gouvernemental augmentant les dépenses de l’État de 267 millions d’euros pour 2016. Il s’agissait des crédits destinés à financer la première partie des 2 500 nouveaux postes pour 2016 et 2017 dans l'administration pénitentiaire et les services judiciaires, annoncés le 16 janvier par François Hollande. Des moyens pour mieux faire fonctionner les services pénitentiaires et les services d’enquêtes judiciaires étaient aussi inclus.