C'est le débat qui monte depuis des semaines sur le front de la crise, enclenché par le périlleux «sauvetage» de la Grèce au printemps, ravivé par l'aide mal ficelée à l'Irlande, en novembre: de plus en plus d'économistes plaident pour un défaut des pays les plus endettés de la zone euro. Plutôt que de s'épuiser à rembourser coûte que coûte une dette chaque mois plus lourde, ces pays à bout de souffle feraient mieux, tout simplement, de s'avouer vaincus, et faire défaut.