Valls, Peillon, Montebourg, Hamon, une génération contrariée

Par et

Depuis 1995, ils traversent les arcanes du PS dans le rôle d’espoirs puis de seconds couteaux puis de ministres, s’alliant avant de se combattre, se rangeant derrière d’autres, mais jamais ensemble. Vingt ans plus tard, faute d’avoir jamais su se mettre d’accord, les trentenaires prometteurs et rénovateurs d’antan s’affrontent désormais dans une primaire déprimée d’un parti en voie d’extinction, entre quinquas revanchards d’avoir attendu si longtemps leur heure.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ce n’est pas la girouette qui tourne, ce sont les vents contraires dans lesquels s’ébrouent ces quatre garçons. Valls, Peillon, Hamon, Montebourg… Vingt ans qu’ils patientent et s’impatientent en pensant leur heure venue. Quinze ans qu’ils ont espéré prendre le PS, dont ils connaissent déjà plus ou moins les rouages de l’appareil. Dix ans qu’ils ont imaginé être lieutenants pour mieux devenir colonels. Cinq ans qu’ils ont connu les charmes et les cruautés des ministères. Et les voici qui se retrouvent finalement tous les quatre, les uns contre les autres, dans une primaire aux allures de fin de parti (les 22 et 29 janvier prochains), alors même qu’ils n’ont cessé de s’en rêver la relève.