120.000 postes de fonctionnaires supprimés, "pas un totem"

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La suppression de 120.000 postes dans la fonction publique d'ici la fin du quinquennat, engagement de campagne d'Emmanuel Macron, est un "objectif" mais en aucun cas "un totem", a dit vendredi le secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt.
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PARIS (Reuters) - La suppression de 120.000 postes dans la fonction publique d'ici la fin du quinquennat, engagement de campagne d'Emmanuel Macron, est un "objectif" mais en aucun cas "un totem", a dit vendredi le secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt.

Le chef de l'Etat français s'est fixé pour objectif de supprimer 50.000 postes dans la fonction publique d'Etat et 70.000 postes dans la fonction publique territoriale d'ici 2022, par non-renouvellement des départs, afin de contribuer à la réduction de la dépense publique.

"Ça reste un objectif mais le Premier ministre l'a dit lui-même, ce n’est pas un totem, ce n'est pas l'alpha et l'omega et nous ne nous levons pas le matin avec cet objectif", a déclaré Olivier Dussopt sur Public Sénat vendredi.

"On peut garantir une qualité de services partout sur le territoire en réalisant des économies, y compris en ne remplaçant pas certains départs - ce n'est pas un plan de licenciement dont on parle, c'est du non-remplacement de départs à la retraites", a-t-il ajouté.

Sur France Inter mercredi soir, le Premier ministre Edouard Philippe avait jugé "absurde" "de raisonner en se disant : l'objectif, c'est 120.000" et en assurant que cet engagement chiffré n'était en aucun cas "un totem."

Le chef du gouvernement avait précisé en août, dans les colonnes du JDD, que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d'Etat en 2019 et plus de 10.000 en 2020.

La réduction des nombre de fonctionnaires est l'une des mesures contenues dans le projet de loi sur la réforme de la fonction publique qui sera présenté fin mars en conseil des ministres, soit après la fin du "grand débat national" qui se penche notamment sur la question de l'organisation de l'Etat et des services publics.

Principal allié de La République en marche (LaRem) au sein de la majorité, François Bayrou a estimé mercredi que la suppression de 120.000 postes dans la fonction publique relevait d'une logique arithmétique qui n'avait "aucun sens".

"La question du nombre a pollué depuis des décennies la réflexion sur l'action publique", a fustigé le président du MoDem.

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