Droit de l’environnement : « l’Etat n’agit que contraint et forcé »

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À l’heure où l’État veut moderniser le droit de l’environnement, l’avocat Christian Huglo livre le récit de ses batailles judiciaires, de l’Amoco Cadiz à Creys-Malville, où l’État n’a jamais systématiquement défendu la nature.

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À l’heure où l’État veut moderniser le droit de l’environnement, pour renforcer la protection de l’écosystème mais aussi faire le contraire en facilitant « la réalisation des projets d’intérêt économique et social », étudier quelques batailles judiciaires emblématiques se révèle être un exercice fort instructif.

C’est ce que propose l’avocat Christian Huglo dans un livre de souvenirs et d’analyse juridique, Avocat pour l’environnement (LexisNexis). Depuis le début des années 1970, il s’est engagé dans d’innombrables affaires judiciaires : « boues rouges » en Méditerranée, marée noire de l’Amoco Cadiz, mines de potasse d’Alsace, plusieurs centrales nucléaires (Belleville, Cattenom, Creys-Malville…). Un travail mené conjointement avec son associée et épouse, Corinne Lepage. Leur cabinet, aujourd’hui composé d’une vingtaine de personnes, continue de batailler par les recours et dans les prétoires, au sujet par exemple de la centrale nucléaire de Fessenheim.