La Parisienne Libérée: «Le fol aéroport de Notre-Dame-des-Landes»

Par

Cette semaine, la Parisienne Libérée chante le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et l'arrivée dans le bocage d'un nouveau genre de troupeau : les vaches qui ne font pas “meuh” !

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Le fol aéroport de Notre Dame des Landes - la Parisienne Libérée © Mediapart

Cette semaine, la Parisienne Libérée chante le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et l'arrivée dans le bocage d'un nouveau genre de troupeau : les vaches qui ne font pas “meuh” !

LE FOL AEROPORT DE NOTRE DAME DES LANDES
Paroles et musique : la Parisienne Libérée

[citation F. Hollande]


Le projet ambitieux dans les années soixante
D’un Concorde radieux, d’une industrie qui chante
Le projet innovant des années soixante-dix
Il faut dorénavant que chacun atterrisse
    
Le projet oublié des années quatre-vingt
Le pétrole a flambé tout ça ne sert plus à rien
Le vingtième siècle est mort, plus personne ne demande
Le fol Aéroport de Notre Dame des Landes
    
Quand soudain par magie, le monstre est ranimé
Le Grand Hub a surgi prêt à tout bétonner
Adieu les salamandres, le bocage va fermer
Y'a du terrain à prendre et de l’argent à gagner,
    
Le kérosène est cher, promis ce sera le dernier
Mais comme pour l’EPR, pas question de renoncer
On sait bien qu’on a tort mais il faut qu’on défende
Le fol Aéroport de Notre Dame des Landes

[Citation P. Lapouze]

Y'a juste quelques centaines de caïds surarmés
Y'a juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)
    
L’a fallu enterrer quelques tritons crêtés
Mais pour monsieur le préfet tout s’est très bien passé
Une action héroïque en milieu difficile
Des noms énigmatiques, une poésie hostile :
Le Liminbout, le Tertre, le Sabot, la Vache rit
La Saulce, les Planchettes, Bel air, le Pré failly,
L’Isolette, la Gaîté, le Phare, la Chèvrerie,
La Bellich’, les Rosiers, la Cabane, la Sècherie…

Y'a juste quelques centaines de caïds surarmés
Y'a juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)
    
C’est une concertation d’un genre déconcertant
Et pour la transition, ça transit bizarrement
Oignons contre lacrymos, chacun son style de bottes
Jusqu’au dernier poireau, jusqu’à l’ultime carotte
Tout est mondialisé cependant jusqu’ici
Y’a pas de curé nantais en vente au duty free
Non tout n’est pas perdu, c’est pas dit qu’on se rende
Au fol Aéroport de Notre Dame des Landes
    
Y'a juste quelques centaines de caïds surarmés
Y'a juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)

Sources et documentation : cliquez sur l'onglet PROLONGER

-------------

Les précédentes chroniques
Ma tierce
Refondons
TSCG 2, le traité renégocié

L'empire du futur proche
La route des éthylotests

Les experts du smic horaire
"Je respecte le peuple grec"
La bouée qui fait couler

Les gradins de la démocratie

Les casseroles de Montréal

Fralib, Air France, Petroplus...

Comme un sentiment d'alternance
La boule puante

Le sens du vent

Sa concorde est en carton

Demain est un autre jour

L'Hirondelle du scrutin

Huit morts de trop

Le rouge est de retour

Financement campagne
Je ne descends pas de mon drakkar
Quand on fait 2 %
Toc toc toc
Travailleur élastique

A©TA, un monde sous copyright
Y'a pas que les fadettes...
Les investisseurs

La TVA, j'aime ça !

Votez pour moi !

Les bonnes résolutions

PPP
Le subconscient de la gauche (duo avec Emmanuel Todd)
Un président sur deux
Mamie Taxie
L'usine à bébés
Kayak à Fukushima
La gabelle du diabolo
Les banques vont bien
Le plan de lutte
«Si je coule, tu coules...»

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale