Au procès Chossat: la vie «ordinaire» des parrains corses

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Le procès de l’assassinat de Richard Casanova, pilier du gang corse de la Brise de mer, jette une lumière crue sur la réalité du grand banditisme insulaire. Un milieu opaque, mélange de trahisons, de mensonges et de peur, où tout le monde se connaît, mais où personne ne sait rien.

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Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), envoyée spéciale.– La salle se remplit à nouveau après une courte suspension d’audience. Sur les deux écrans installés au-dessus des jurés populaires et du banc des parties civiles, apparaît déjà le visage d’un homme à l’allure décontractée. Assis derrière une table, il fait un petit coucou à la caméra, avant d’échanger deux mots avec les personnes qui se trouvent hors de son champ. « La cour n’est pas encore arrivée, mais on vous entend », prévient le greffier. « Dites pas de conneries, on nous entend », plaisante l’intéressé, visiblement amusé par la situation.