Le pouvoir du vide

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Le sursaut n'est pas venu. L'« esprit du 11 janvier » invoqué après les attentats s'est perdu dans le triangle des Bermudes de la loi Macron. Le PS attend sa raclée des départementales, tandis que ses dirigeants ne parlent que d'« autorité », de « modernité » et de « réformes ». Terrible ennui.

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Vous y avez cru ? Vous aviez tort. L'« esprit du 11 janvier » est bien mort. La France est retombée en léthargie. Il n'y a pas eu de sursaut, pas de grand dessein annoncé pour recoudre un pays épuisé. Si, pardon, il y a quand même un peu de nouveau : avec son passage en force sur le 49-3 pour faire voter la loi Macron (« pas la loi du siècle », avait dit François Hollande), ce pouvoir en difficulté s'est paré d'un ramage autoritaire. « La France a besoin d'autorité », a dit Manuel Valls à la télévision au soir du 49-3. « Autorité pour lutter contre la menace terroriste (...) mais nous avons aussi besoin d'autorité pour redresser le pays. » On peine encore à voir le lien, à moins que les "frondeurs" du PS ne soient comparables aux terroristes.