Evacuation humanitaire? Non, à La Chapelle, les pouvoirs publics ont dispersé la misère

Le campement de La Chapelle a été expulsé mardi. Comment la mairie de Paris peut-elle se féliciter d'avoir mis à l'abri ses occupants, alors que beaucoup se retrouveront à la rue dans quelques jours?

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Le campement sous le métro aérien à la station La Chapelle, à Paris, sur lequel s’étaient installés environ 350 migrants venus principalement de la Corne de l’Afrique et de l’Afrique de l’Ouest, a été expulsé mardi 2 juin. Les cars de CRS ont commencé à se positionner dans les alentours aux aurores. La zone a été bouclée. En quelques heures, les lieux ont été vidés de leurs occupants. Sous le pont, les policiers ont bâché les affaires restantes. Certains exilés sont montés dans des bus. D’autres avaient passé la nuit ailleurs et n’ont pu accéder à leur tente. D’autres encore sont partis à pied avec leur sac plastique à la main.

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