Le tribunal de Bordeaux relaxe la juge Prévost-Desprez

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Faute de preuves, et au vu d’un dossier bancal, la juge emblématique Isabelle Prévost-Desprez a été relaxée des accusations de violation du secret professionnel lancées contre elle au démarrage de l’affaire Bettencourt. Extraits du jugement.

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Traînée devant le tribunal correctionnel, mais relaxée au bout du compte. La magistrate Isabelle Prévost-Desprez est soulagée, et va pouvoir se remettre au travail. Les trois juges du tribunal correctionnel de Bordeaux qui avaient déjà eu à examiner le pan principal de l’affaire Bettencourt, puis l’épisode de la Légion d’honneur de Patrice de Maistre et de l’embauche de l’épouse d’Éric Woerth, ont rendu leur décision ce jeudi dans le troisième volet du dossier Bettencourt qui leur était soumis : celui d’une prétendue « violation du secret professionnel » dont leur collègue, présidente de la XVe chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, se serait rendue coupable en faisant fuiter des informations au démarrage de l’affaire Bettencourt, selon l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction Philippe Darphin et les réquisitions du parquet de Bordeaux. On ignore pour le moment si le parquet de Bordeaux décidera de faire appel de cette relaxe.