Maurice Audin: le réveil des mémoires concurrentes

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Dans le sillage de la reconnaissance par Emmanuel Macron de la responsabilité de l’État dans la mort du militant communiste Maurice Audin, pieds-noirs, harkis ou anciens appelés s’estiment les grands oubliés de ce travail tardif de vérité, alors que le champ mémoriel de la guerre d’Algérie reste politiquement clivé.

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Fréjus et Saint-Raphaël, de notre envoyée spéciale. « Audin a trahi. Il a combattu l’armée française et soutenu le FLN. Des Français ont été tués à cause de lui. Il a eu ce qu’il méritait ! » Droit dans ses bottes, Jean-Paul Selles, délégué régional PACA du Rassemblement des Français d’Algérie et leurs amis, n’en démord pas. La reconnaissance par Emmanuel Macron de la responsabilité de l’État dans la mort de Maurice Audin, militant communiste arrêté et assassiné par l’armée française, il l’a reçue « comme une gifle » adressée à tous les pieds-noirs.