Taoufik Ben Brik, une affaire française

«Il nous faut un soutien de la France, des Français, sans quoi c'en sera fini de nous», confiait à Mediapart le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Birk, la veille de son arrestation, jeudi 29 octobre. Du fond de sa geôle, Ben Brik peut toujours attendre: Sarkozy n'a pas hésité à transmettre ses «félicitations» à Ben Ali pour sa réélection, au mépris des rapports alarmistes des ONG et de Reporters sans frontières. L'UMP reste muet, ou colporte le pire (voir la vidéo), le PS demeure très discret. Parti pris.

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Il y a des communiqués qui donnent la nausée : «Le Président Zine El Abidine Ben Ali a reçu une communication téléphonique du Président français Nicolas Sarkozy qui lui a fait part de ses plus vives félicitations à l'occasion de sa réélection à la présidence de la République tunisienne [à 89,45% des voix, dimanche 25 octobre, NDR], lui souhaitant succès et réussite et à la Tunisie davantage de progrès et de prospérité», peut-on lire, depuis le 26 octobre, sur le site officiel de campagne du président de la Tunisie. «Au cours de l'entretien, le Président français a, également, exprimé sa satisfaction du niveau excellent atteint par les relations tuniso-françaises, réaffirmant la volonté de la France de hisser le partenariat entre les deux pays à des paliers supérieurs.»

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